
Depuis quatre-vingts ans les « gens du pays » se parlent le plus souvent d’amour ! Aujourd’hui, ils parlent de colère et de félonie. Résistants et hébergeurs de maquisards durant la dernière guerre (« Maquis de Corrèze, terre de résistance et de liberté », 1995), les voilà confrontés à un autre « envahisseur » : Les promoteurs éoliens. Il est d’ailleurs à nouveau question d’exactions et de crimes. Bétonnage de l’environnement, démolition des paysages et assassinat de la qualité de vie des habitants. Tout ça au nom d’un ordre qui n’est malheureusement pas « nouveau »… le fric ! La résistance s’organise, même si elle doit faire face aux « collabos », nouvelle appellation locale donnée aux mandataires communaux de Mercœur, qui ont voté en majorité pour l’accueil de ces « monstres d’acier », par naïveté ou pour « une poignée de dollars ». Les pétitions affluent contre ce projet. La toute grande majorité de la population est prête à défendre bec et ongles son magnifique territoire !
Il est prouvé que les éoliennes onshore brassent plus d’euros que de vent. Globalement les budgets des sociétés éoliennes comportent un tiers de production d’électricité et deux tiers de recettes de fonds publics.
Sans ces subventions publiques, plus aucun promoteur ne se « présenterait au portillon ».
Ce tiers de production électrique est le plus onéreux des systèmes de production et ce coût prohibitif sera répercuté sur le consommateur.
Écologie ou « escrologie »
Les bureaux d’études qui réalisent les études d’incidence et qui vous disent généralement que tout va bien sont payés par… le promoteur (premier conflit d’intérêt). Que ce soit le bruit, la réalisation des photomontages, les impacts ornithologiques, etc., tout est analysé de manière séduisante.
Il y a les inconvénients minimisés, mais surtout « tout ce que l’on ne dit pas » !
Le bruit se calcule en décibels. Le bruit généré par les éoliennes se situe dans la zone appelée
« registre des basses ». Il est particulièrement prégnant et lancinant. En d’autres termes, « il tape vite sur le système » ! (cf. « l’Intrusité du bruit éolien » dossier VDR Belgique – Wind Turbine Syndrôme-Nina Pierpont, 2009). Ceci pour les sons « qu’on entend ». Il y a bien pire et surtout plus sournois :
Les infrasons ! Imperceptibles à l’oreille, ils se propagent dans un rayon de 3 à 5 km de l’émetteur en fonction du terrain (15 km selon la récente étude des associations finlandaises pour la santé environnementale, Étude de Satakunta en Ostrobotnie 2018). Ces infrasons génèrent chez beaucoup de personnes (les personnes âgées ou de santé fragile y sont particulièrement sensibles), de nombreux troubles : troubles de l’appétit, sommeil difficile, irritabilité. Le bétail soumis à ces infrasons développe des symptômes similaires, On remarque une augmentation sensible des cas de malformations à la naissance ainsi qu’une diminution de la fécondité (étude britannique corroborée par des témoignages de plus en plus nombreux des riverains de parcs éoliens). Il devient évident que les éoliennes terrestres relèvent d’un problème de santé publique qui doit être pris en compte par les autorités (rapport – Académie nationale de médecine – Conseil supérieur de la santé).
Il est urgent de tordre le cou à un mythe qui voudrait faire croire que l’éolien terrestre participe à la lutte contre le réchauffement climatique. L’Allemagne, avec ses 15 000 éoliennes, a augmenté ses rejets de CO2 de plus de 2 % (Bilan carbone des éoliennes-contrepoint). La faible productivité éolienne onshore exige l’intervention majeure de centrales thermiques pilotables (charbon, fuel ou gaz) puisqu’il semble décidé de fermer à terme toutes les centrales nucléaires (50 centrales nucléaires sont en construction ou en projet de construction dans les pays de l’Est actuellement).
En conclusion, il est urgent que les députés français privilégient la santé de la population contre l’enrichissement scandaleux des lobbies éoliens.
Cet article serait incomplet s’il ne disait l’importance que chacun adopte des attitudes respectueuses en matière d’environnement (circuit d’achats court, isolation thermique des habitations, déplacements liés aux besoins, etc.). Si l’éolien n’est pas une réponse à la problématique du climat, il n’en reste pas moins que la vigilance pour tous les citoyens est de mise. Nous sommes chacun responsables !
Marc ANCION
Proposition Deyroux
Violette
L’enquête publique sur la création d’un parc éolien à Camps-Saint-Mathurin-Léobazel, Sexcles et Mercœur s’est déroulée du 7 janvier au 5 février 2019. Les conseils municipaux des 2 premières communes ont rendu un avis défavorable. Xaintrie Val’Dordogne a fait de même.
Retour sur une lecture rébarbative du dossier déposé par Eolfi. Long (plus de 2 600 pages). Répétitif. Truffé de fautes d’orthographe.
Apologie de l’à-peu-près
Dans la série « géographie locale approximative », notons que le village de Beaulieu-sur-Dordogne est confondu avec Beaulieu-sur-Argonne (dans la Meuse). Ou encore que la commune de Saint-Cirgues-la-Loutre est nommée « Saint-Ciergues » ou « Saint-Giergues », alors même qu’une copie de carte mentionnant correctement le nom est donnée à la même page1.
Ces erreurs sont caractéristiques du peu de cas qui est fait des habitants et de tout lecteur potentiel. Mais bon, voilà, j’ai continué à lire… Jusqu’aux annexes : il est drôle de voir que les comptes rendus de 2 réunions de « concertation » ont exactement les mêmes contenus – exception faite du « lapsus » fort révélateur « éludé » / « étudié » qui disparaît dans le 2e document2.
Dé-onto-lo…quoi ?
L’étude d’impact constitue une grosse part du dossier. Cette étude a été réalisée par le cabinet Abies. Abies ? Tiens, mais c’est le même cabinet qui avait rédigé les schémas régionaux éoliens pour le Limousin (en 2006 et en 2012) ; qui a défini une zone de développement de l’éolien pour le compte de la Com-Com du canton de Mercœur en 2013 ; qui avait organisé 2 réunions publiques d’information en 2013 à Mercœur… étonnant, non ?
Ça va mieux en le disant
Il est affirmé que l’ « organisation de visites de parcs éoliens en fonctionnement montre bien le degré de curiosité des populations autour de l’énergie éolienne3 ». À savoir : les 2 parcs mis en exemple ont des éoliennes avec des tours de 44 à 57 m de hauteur. Ce qui est évidemment très différent des 137 m ou 140 m prévus en Xaintrie.
À un autre endroit, Eolfi reproduit le registre4 mis à disposition du public lors de leurs permanences d’avril 2015 : l’avis de la MRAE (p. 7) souligne que « 15 avis sont positifs vis-à-vis du projet ». Intéressons-nous aux signataires : 10 avis favorables sont anonymes ; et sur les 5 autres, 3 émanent de propriétaires terriens directement concernés par le projet d’implantation du parc… Pouvons-nous vraiment parler de plébiscite ?! En revanche, nulle trace de la motion du conseil municipal de Sexcles s’opposant au projet en 2015.
Remarquons enfin qu’Eolfi a mandaté un huissier : 1/ à l’ouverture de l’enquête, pour vérifier s’il y avait des ordinateurs mis à disposition en mairie (ce qui n’est pas obligatoire – comme l’ont confirmé les commissaires-enquêteurs) ; 2/ à la clôture, pour avoir une copie des registres papier. Quand on sait que des gens d’Eolfi ont participé incognito à l’enquête (cf. « Mépris(e) ! »), cette attitude fait grincer des dents.
1 – 09 Étude Impact, p. 162, puis p. 262.
2 – 18 Autres annexes, « Réunions de travail avec les services de l’État et les partenaires », p. 91 et 97.
3 – 18 Autres annexes, p. 164.
4 – 18 Autres annexes, p. 148-151.
Mépris(e) !
L’enquête publique autour du projet de parc éolien industriel en Xaintrie a pris fin le 5 février. Les observations déposées par Internet étaient régulièrement ajoutées sur le site de la Préfecture. C’est cette actualisation qui aura permis de débusquer des faussaires. Un Sexclois s’aperçoit de la participation de déposants suspects : des membres du personnel d’Eolfi (le promoteur) s’étaient mobilisés en nombre1 le 21 janvier. Alors on se prend tous au jeu du démasquage. Et forcément, on n’est pas déçus…
Certains jouent la carte « émotion » en parlant d’une enfant qui dessine des éoliennes. D’autres celle de l’anonymat : qui peut bien se cacher sous le sabot2 de Cocktail de Caro ? Mais la palme revient – comme il se doit – à la responsable du projet qui prend un pseudonyme, tout en utilisant l’adresse électronique liée à son compte Instagram, lequel présente le même portrait-photo que le site dédié au projet du Deyroux…
1 – Sur les 53 avis favorables mis en ligne, 17 sont à ce jour identifiés Eolfi et 8 autres sont liés à des industriels de l’énergie renouvelable (Emasolar, Nordex, WpD, Volkswind, Vestas).
2 – C’est en effet le nom d’un cheval de course.
Violette





