
J’ai découvert Peaking Lights avec le clip non officiel de Tiger eyes (Laid back) (https://vimeo.com/20580559). J’étais médusé, hypnotisé. C’est avec ferveur que je me suis procuré le disque de 936, directement auprès du label étasunien Not Not Fun en mai 2011. L’album, mis en avant à l’époque par le magazine Magic, a été rapidement réédité par Weird World, sous-label de Domino, ce qui lui a conféré une distribution internationale et une visibilité accrue.
J’avais préalablement entendu un autre morceau, et je fus enchanté par l’album qui s’avère une merveille. Le duo offre une pop psychédélique ensoleillée et matinée de dub au ralenti (à moins que ce ne soit l’inverse), bricolée avec passion sous l’effet probable de quelque substance prohibée. Le tout est soutenu par une basse lourde au son volontairement sale. Hypnotique, nonchalant et moite, l’album se révèle vénéneux. Idéal pour accompagner l’été, ou réchauffer l’hiver.
Depuis, à mon avis, le duo n’a pas su rester au même niveau.
Ours Noir



