
Voilà une bande dessinée qui fait mal, qui rappe. Une bande dessinée ardue à lire tant elle condense une foule d’informations dramatiques sur le réchauffement climatique. Je l’ai lu cette été lors de mes vacances océaniques au coeur même de la France en maillot de bain, au coeur du drame, du menfoutisme et de l’assassinat.
Jusqu’ici, tout va bien. Notamment ici, sur l’hémisphère Nord. Un délicieux frisson a parcouru le globe lors du dernier trimestre 2009 à la fin duquel Copenhague accueillait un sommet international consacré à la question du changement climatique. Présenté par certains comme celui de la dernière chance, il ne faisait nul doute que face à l’enjeu nos politiques allaient prendre leurs responsabilités ; on allait voir ce qu’on allait voir ! […]
Squarzoni nous fait entrer dans l’antichambre du cauchemar par un vertigineux tourbillon de faits scientifiques, et très vite il trouve la bonne distance entre la pédagogie et le vécu, la théorie et l’humain. Métaphores visuelles, voix off, interviews face caméra comme à la télé, références cinématographiques, croquis sur le vif, photos, redessinées ou non… Le propos, foisonnant, complexe, austère à l’occasion, décolle ainsi du pur dossier pour atteindre une forme vivante de documentaire graphique.
A lire jusqu’à vomir notre inconséquence !
John Difool





