
Depuis bientôt cinquante ans, Magma réjouit les amateurs de jazz et de rock progressif et étonne les curieux. Avec sa langue créée de toutes pièces, Christian Vander, colonne vertébrale du groupe, nous tend la main vers des compositions qui jouent sur les temps et rejettent les schémas du rock. Après une désarçonnante entrée en matière de trente minutes, la vocaliste Stella Vander nous accueille enfin d’un « bonsoir » pour leur premier concert à Tulle. Avec ses baguettes de chef d’orchestre et de batteur, un Vander intense tient le rythme, improvise et dirige. Fort d’une histoire riche — plus de cent-cinquante musiciens se sont produits sous la bannière Magma —, le groupe se renouvelle encore aujourd’hui. Les nappes de voix embrassent celles du clavier, la guitare s’émancipe vers un rock amplifié et les cuivres laissent place à un xylophone virtuose. Avec une performance d’une heure et demie, Magma nous ouvre les portes sur cet univers qui malheureusement s’explique difficilement sans son lot de prétention.
Goulven




