
Justine, jeune bachelière studieuse, rejoint sa sœur dans l’école vétérinaire qu’ont fréquentée leurs parents. Sur fond de bizutage, on apprend à connaître Justine en même temps qu’elle se découvre. Le béton des universités franco-belges offre un visuel brut servant parfaitement le ton sensoriel du film, qui rappelle parfois le cinéma de Nicolas Refn (Drive, The Neon Demon). Soirées arrosées, pulsions, saignements et envies… Tout dans le film sonne juste, malgré un gore humain et animal très présent, mais jamais exploité ad nauseam. Oubliez ces « nous » et ces tournures écrites peu naturelles qu’on entend trop souvent dans le cinéma français. L’analyse « passage à l’âge adulte » semble inévitable, mais ce serait encore une fois desservir le film que de le réduire à ça, après un marketing qui a surjoué la carte de l’épouvante. Une fois la nature grave et imprévisible des protagonistes acceptée, le film s’allège curieusement et nous fait passer un moment surprenant.
Goulven




