Dans l’idée de défiler, de parader fièrement avec les constructions de la semaine, une masse critique, mouvement spontané de cyclistes qui s’immiscent dans le trafic urbain, a été organisée le samedi 1er août pour se rendre au centre de Nantes. En soutien à la lutte contre l’aéroport, les personnes présentes au Cyclocamp ont décidé de rendre visite à M. Mustière, président des Ailes pour l’Ouest. Cette association pro-aéroport et son cher président avaient lâché 3000 ballons au-dessus de l’ex-futur site de l’aéroport censés symboliser 3000 emplois futurs. Ne croyant pas à cet énième mensonge, une initiative collective a été prise de leur ramener leurs ballons qu’ils avaient égaré. Vers 17h, les portes de la concession Ford Mustière ont vu passé des dizaines d’étranges bicyclettes, distribuant ballons et quelques feuilles mortes en guise de confettis. La cérémonie n’a duré pas plus de 5 minutes dans une ambiance bonne enfant et sans aucune dégradation.
Reprenant ensuite la route vers le centre de Nantes, les cyclistes ont été soudainement encerclés par 10 véhicules de police et d’autres voitures banalisées surgissant de toute part. A peine sortis de leur véhicule, sans essayer d’instaurer le dialogue et n’hésitant pas à dégainer matraques et bombes lacrymogènes, les policiers se sont rués sur les cyclistes. Certains ont été mis à terre, insultés, mis en danger, menacés de tir de flashball, gazés à bout portant, par des agents. Aucun blessé n’a été à déplorer, à part des dizaines d’yeux brûlés par les gaz et une policière qui a trébuché sur un vélo.
Dans la confusion, les policiers ont tenté d’identifier une personne à qui faire porter le blâme de la chute de la policière. Après plusieurs tentatives d’interpellation, la police a arrêté un camarade sans raison apparente.
Un mois après le célèbre congrès international Vélocity, faisant de Nantes la capitale mondiale du vélo, il est impératif de s’interroger sur l’accueil réservé aux cyclistes venus pédaler dans les avenues nantaises qui se retrouvent confrontés à une violence policière aussi inadmissible qu’injuste.
Cyclistement vôtre.
Un autre zadist



