
Esprit chagrin…
Lorsque l’on reprend l’ensemble des objectifs affichés au moment de la mise en place de cette réforme, on se rend compte que bien peu d’entre eux sont tenus.
Un meilleur apprentissage ? Rien ne le laisse présager.
Le développement de la curiosité intellectuelle ? Cela dépend des écoles.
Le respect des rythmes de l’enfant ? Assurément pas, les enfants sont plus fatigués qu’avant, les temps de classe sont souvent maintenus sur la fin de matinée et le début d’après-midi. Et quand on sait que Najat Vallaud-Belkacem a plié devant l’industrie du tourisme pour que soit encore allongée la dernière période d’école après les vacances de printemps, que le découpage en zone est maintenu, on comprend bien que les besoins chronobiologiques de l’enfant ne sont pas au centre des préoccupations du gouvernement.
Et pourtant, malgré tous ces constats, les parents, enfants et enseignants interrogés sont majoritairement globalement satisfaits du système mis en place, et ne souhaitent pas un retour à la semaine de quatre jours, voyant dans la réforme les aspects positifs des activités périscolaires : découverte de nouvelles activités, convivialité…
Mystère ! Peut-être simplement que cela ne change pas grand-chose, au fond, et que c’est rassurant ?
Alors à quand une vraie réforme de l’école, avec en son cœur la question des programmes et de la pédagogie ?



